Josiane Cloutier-Ouellet

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Et maintenant ?

 

Après des générations à éplucher des patates, les QUÉBÉCOISES se lèvent DEBOUTTE !

Avec Et maintenant ? j’ai eu le désir de sortir du contexte étudiant très intellectualisant et de créer quelque chose autrement. J’ai participé à un concours organisé par le Conseil du statut de la femme, qui voulait donner la parole aux jeunes sur l’égalité homme-femme.

C’est autour d’une IPA un certain mercredi soir du début décembre qu’un brassage d’idée a pris forme avec l’amoureux. Un gribouillage frénétique et une envie intense de pondre un concept simple pour que le film trouve son spectateur. On a utilisé la technique du schéma heuristique, très efficace pour rassembler un grand nombre d’idées en peu de temps et, en fait, c’est une technique qui permet de se laisser surprendre par le fil de ses pensées.

Le concept des mains est alors né de cette surprenante soupe de papier et de bruits. Je rassemblai alors une petite équipe (un acteur que je ne connaissais pas encore, une actrice à Barcelone, un assistant réalisateur à Montréal et un bébé tant qu’à elle très disponible accompagné de ces supers-agents-parents-toujours-partants) tout ce qu’il y a de plus simple pour faire un tournage simple.

Tout ce beau monde réussirent alors à se rencontrer un 8 janvier pour le tournage. Une seule journée, le temps nous aurait manqué pour davantage. Une belle petite Stella qui lance les patates dans le studio, un horaire très carré et 10 livres de patates à éplucher. C’était les images les plus étranges que j’avais tournées jusqu’alors. Je n’avais aucune idée du résultat. Je savais que je trouvais ça joli, mais si ça allait faire un film… c’était du flou !

J’avais à la suite de ce tournage, un peu moins d’un mois pour faire le montage de la capsule avant la remise du projet au jury du concours. Après trois semaines d’angoisse et de courtes nuits et d’incertitude je soumis finalement le projet.

Avec ce film, j’ai eu ma première reconnaissance artistique.

Le film a remporté le concours, mais ce n’est pas le prix qui compte pour moi.

Les images que j’ai dans ma tête avaient touchées des gens. Mon intérieur pouvait tout à coup se rendre à l’extérieur.

Je pourrai réaliser mon rêve.

Et maintenant j’aurai le culot de dire : je fais des films !

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