Josiane Cloutier-Ouellet

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projet en cours : série documentaire

 

Perron d’église est à la base un court métrage qui fût réalisé dans le cadre de la course des régions pancanadienne 2017, où j’ai représenté le Bas Saint-Laurent. Après 1 mois intensif de création, nous avons décidé de continuer l’aventure en écrivant une série qui parcours le territoire québécois.

 

  

L’explosion du milieu brassicole québécois ne cesse de se répandre sur le territoire. Les établissements brassicoles sont devenues des Églises modernes, à l’écoute de la communauté et aident à resserrer le tissu social de leur village. En 2017, 24 microbrasseries ont vu le jour et 17 d’entres elles se trouvent dans des villes de moins de 100 000 habitants. Avec cette valorisation de la consommation locale, on assiste à un retour à la région par les jeunes générations qui veulent vivre en campagne et y trouve un intérêt. Soit elles reviennent au bercail, soit elles adoptent un coin de pays. Les microbrasseries offrent un lieu de rassemblement, de divertissement et une effervescence culturelle qui manquaient à ceux qui ont connu le tourbillon des villes. Perron d’Église n’est pas une série sur la bière, c’est le portrait puissant d’une région québécoise en ébullition.

Réalisatrice : Josiane Cloutier-Ouellet

Directeur photo : Manuel Petersen

Productrice : Marie-Hélène Beaudry

Scénariste : Josiane Cloutier-Ouellet et Arianne Doré

Coup de 12

 

Coup de 12 est un court métrage de fiction qui parle de la problématique du suicide. Ce n’est pas un film qui prétend trouver (ni même chercher) des solutions à ce fléau, mais plutôt parler de l’histoire de trop d’hommes et de femmes qui n’ont pas su comment parler de leurs souffrance et qui un jours commis cet acte.

Coup de 12 est, aussi, fortement inspiré de l’histoire de ma famille qui a connu dans les 18 dernières années pas moins de 8 suicides. Je travail à l’écriture de ce court métrage depuis maintenant 4 ans. Au fil du temps, les hommes de ma famille qui m’inspirait ont laissé place à des personnages qui ont désormais leur propres histoire et qui m’ont aidé à traverser mes peines. J’ai commencé à écrire pour comprendre le point de non-retour, j’ai continué pour faire mes deuils inachevés, parce que trop nombreux, et j’ai travaillé encore plus fort sur ce scénario pour enfin pardonner à ces fantômes qui me suivent partout.

Au Québec, environ 4000 personnes se suicident chaque année. Le confort matériel, la réussite professionnelle et la sécurité environnante n’aboutissent pas en bonheur. Dans un pays où les gens ont tout à leur portée pour être heureux, le mal de vivre est un tabou. Au cours de ma vie, j’ai vu des gens étendus dans leur cercueil qui semblaient heureux quelques semaines auparavant, mais qui étaient pourtant envahis par la noirceur. Je n’ai pas la prétention de comprendre ce fléau, mais je sais que moi, j’ai réussi à m’en sortir parce que j’en ai parlé. 

 

 

 

 

Démarche artistique

J’ai grandi dans un village de 1700 habitants aux abords de la frontière entre le Québec et le Maine. J’ai cherché à demeurer intègre dans un bain de gens pour qui, j’étais différente. À 20 ans, j’ai élu domicile dans la ville de Québec où je jouissais d’une certaine distance par rapport à la réalité rural qui m’avait forgé. Cette même réalité qui est devenue le coeur de mes créations.

Avec le cinéma comme médium, je pose mon objectif vers la région : sa sociologie et sa nature, ces thèmes principaux au coeur desquels se cachent un calme et un chaos inter-dépendant qui m’allume le feu
créatif. Mon cinéma est aussi un regard sur l’identité des deux grands groupes auxquels j’appartiens sur cette planète : les femmes et le peuple québécois.

Par le biais de mes créations, je cherche à donner la parole aux gens des régions et lever le voile sur les tabous qui cache le magnifique chaos qui bouillonne dans les questions identitaires.